Clint Eastwood a interrogé Angelina Jolie sur son dernier film: « In the land of blood and honey »…

CLINT EASTWOOD: J’ai vu le film l’autre jour et j’ai apprécié. Je pensais que ce que tu as fait était bien. Je ne pense pas que les gens pensent que c’est un premier film.
ANGELINA JOLIE: Oh, merci beaucoup.
EASTWOOD: Tu as du avoir de bonnes influences tout du long.
JOLIE: oui, et tu en fait partie. [Rires] Quand j’étais en tournage avec toi, je pensais, Dieu, Clint rend cela vraiment facile. Et ce n’est pas si facile. Mais vous sembliez être entouré de gens formidables et les laisser faire des choses et encourager cela. Et j’ai eu une grande équipe et je les ai laissé faire et ils étaient géniaux, j’ai été chanceuse.
EASTWOOD: Il y a une violence pesante dans ce film, que les gens ne peuvent pas associer avec le premier film d’une femme, mais ils ne te connaissent pas comme je te connais. [Jolie rit] J’ai également été très surpris par la qualité de la direction artistique. Elle a vraiment ajouté de l’authenticité et de la convivialité à l’ensemble.
JOLIE: Oh, Clint, merci. Et c’est Jon Hutman [concepteur de la production] et Dean [Semler, directeur de la photographie]. Nous avons de la chance que tous les acteurs sont de la région et aient vécu la guerre, donc ils pouvaient nous dire que qui ne correspondaient pas.
EASTWOOD: Tu as le sentiment que tout le monde était connecté d’une manière ou d’une autre. Les acteurs sont authentiques. Soit ils étaient juste brillants, ce qui est peut être le cas.
JOLIE: Je ne suis pas objective, mais je pense qu’ils sont un peu brillant.

EASTWOOD: Quand as tu décidé que tu voulais dirigé un film? Quand j’ai lu le script, j’ai pensé que ton inention était de jouer dedans et de tenir le rôle de la fille. Puis je n’en ai pas discuté avec toi, donc je ne savais pas exactement d’où vous en veniez.
JOLIE: Je pense que j’ai toujorus su que ca leur appartenait, et que je ne pouvais pas le faire. J’ai eu la folle idée de le réaliser et je ne pouvais tout simplement pas accepter cela. Je n’ai cru que j’étais la bonne personne, mais je ne pouvais pas croire en mes émotions donc j’ai conclu par « D’accord, nous l’enverrons à quelques personnes habitant la région et si elles pensent que c’est terrible, nous le déchirerons. Mais s’ils voulaient le faire avec moi, et bien il y avait quelques vérités et ils pouvaient m’aider à le réaliser et ca ne serait pas faux. ” Et quand j’étais avec Bernie [David Bernstein, premier assistant réalisateur] quand il commencait à parler de planning, je me prenais la tête dans les mains. Je pense que je ne sais pas comment j’en suis arrivée là.
EASTWOOD: Je pense qu’à un moment ton cerveau c’est cassé et que tu as décidé, “Okay, Je suis prête. Go.”
JOLIE: Je ne sais pas si je n’ai jamais vraiment pensé que j’étais prête, mais j’ai réalisé « Oh, qu’est ce que je suis en train de faire? Je le fais! » Je pense que cette entreprise peut être: « quel est votre prochain film?  » et que quelque fois vous êtes chanceux et nous sommes capables d’être assez intelligent pour prendre une profonde inspiration et dire “Je veux juste être une artiste, et je veux juste essayer quelque chose. je veux apprendre et je veux jouer et créer, et je ne suis sure de rien, mais je veux apprendre quelque chose de nouveau.”
EASTWOOD: Et bien c’est un chemin à parcourir. Tu as sauté la tête la première et tu y es allée.

EASTWOOD: …Ce que j’aime dans le casting c’est que tu peut définitivement dire qu’ils ne sont pas des acteurs américains. On dirait qu’ils sortent juste d’ici.
JOLIE: Ce qui était important pour moi et cela signifie beaucoup, c’est qu’ils ont convenu que ce n’était pas seulement les gens d’un côté voulant raconter l’histoire, parce qu’ils étaient plus des victimes de l’histoire. Il y avait des gens de tous les côtés qui ont décidé qu’ils se réuniraient, il était donc Serbes de Bosnie, les Serbes de Serbie, les musulmans bosniaques et serbo-croates, et c’était super. Et tu sais, je pensais beaucoup à toi, parce que nous tournions dans la langue de la région, ce qui était appelé le serbo- croate et qui est maintenant le bosnien-croato-serbe. Et je me rappelle toi parlant de « Letters From Iwo Jima » [2006] et pensant, je sais que j’ai fait un peu ce travail, mais je suis souvent confuse. [rires].

EASTWOOD: … Tes acteurs l’ont assez bien vécut.
JOLIE: En effet. Beaucoup d’entre eux s’en souviennent. Personne n’avait le même âge et s’en souvenait de manière différente, mais quelque uns du casting et des figurants avaient des blessures par balles. Nous avions une magnifique et adorable jeune actrice qui était tellement remplie de vie, et elle a perdu 28 membres de sa famille dans ce conflit, et elle émerge d’une brillante lumière d’un être humain en devenir et non d’une sombre personne déprimée. Je ne sais pas exactement comment elle a réussi cela.

JOLIE: J’ai vu le trailer pour J. Edgar. Je suis toujours curieuse de voir ce que tu fais. Je pensais qu’il avait l’air incroyable. Tu en es content?
EASTWOOD: Yeah, je le suis, mais tu sais, je ne sais rien. [Jolie rit] Vous ne savez rien objectivement, donc à un certain point vous dites un peu “Oh, bien,” et vous vous retourner vers le public pour voir ce qu’il en est. j’imagine que c’est ce que tu ressent actuellement.
JOLIE: J’essaye de ne pas y penser. Je n’arrive toujours pas à croire qu’il sorte, si cela a du sens. Je ne suis pas encore convaincue. J’ai vu la première bande annonce et j’ai pensé, Wow, c’est vraiment un vrai trailer! Je pense que je n’attendais pas un vrai trailer. ou une vraie affiche ou une vraie date de sortie. Je pense juste que c’est un moment de créativité, une oeuvre d’art que j’ai faite avec quelques amis et…
EASTWOOD: et puis tu l’a posé sur une étagère et ca serait fini. Mais tout le monde est réellement excité par « In the Land of Blood and Honey ». Je pense que les gens vont être surpris.
JOLIE: Cela signifie que tout ce qui vient de vous.
EASTWOOD: Tu vas les surprendre encore.
JOLIE: Je rougis face à toutes les gentilles choses que tu me dis. Cela signifie tellement pour moi.Je suis ravie que tu ne m’ai pas appelé et murmuré: « Tu sais, je pense que tu devrais le cacher. » Tu sais. « Recommence. »
EASTWOOD: Non, non. Je pense que c’est un film dur, et extrêmement bien fait, et les films difficiles qui sont extrêmement bien faits sont très difficiles à faire.

EASTWOOD: Et quand est ce que tu reviens à Los Angeles?
JOLIE: peut être début décembre.

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